Portrait de Bruno Boré

Bruno Boré

Mini Autobiographie Professionnelle

Ce qui me définit

Noyau identitaire

Bienveillant, Intègre, Sensible, Réfléchi, Créatif

Structure & clarté

Analytique, Pédagogue, Structuré, Vulgarisateur, Vision systémique

Exécution & résultats

Déterminé, Courageux, Prudent mais audacieux, Responsable, Persévérant

Service & confiance

Empathique, À l'écoute, Diplomate, Apaisant, Respectueux

Apprentissage & curiosité

Curieux, Autodidacte, Observateur, Explorateur, Ouvert

Leadership & transmission

Inspire confiance, Formateur naturel, Facilitateur, Motivant, Transformateur

Équilibre personnel

Sensible à son bien-être, Conscient de ses limites, Aligné, Attentif, Harmonie

Chapitre I

Le jour où j'ai osé former

BD : Et si on apprenait le budget autrement ?

Je devais avoir une trentaine d'années, et j'étais bien installé dans ma vie de directeur financier dans une collectivité de 11 000 habitants. Un poste carré, sérieux, où l'on attend de vous de la rigueur et du contrôle… pas de la créativité. Un matin, la DRH me glisse : « Bruno, tu pourrais faire une journée de formation budgétaire pour les agents. Ça serait bien. »

J'ai senti ma gorge se serrer. Une journée entière, devant trente personnes, sur un sujet qui ne fait rêver personne ? Le budget, les chiffres, l'administration… De quoi faire fuir les plus motivés. Et moi, introverti, pas vraiment formateur, encore moins showman.

Mais l'idée m'a travaillé. Je voyais bien que si les agents comprenaient mieux les bases du budget, mon service fonctionnerait mieux. Alors… pourquoi pas ? On a diffusé un questionnaire pour savoir ce que les gens voulaient comprendre. Et en lisant leurs réponses, j'ai senti que je n'avais pas le droit de leur servir un truc académique et soporifique.

Alors j'ai eu une idée un peu folle : et si je rendais ça vivant ?

J'ai inventé un personnage : M. Candide, un maire fraîchement élu, plein de bonne volonté mais totalement ignorant de la gestion publique. Dans ma formation, je répondais à ses questions, comme s'il était dans la salle. Le jour J, j'étais tétanisé. Les mains moites, le cœur qui cogne. Mais j'ai osé. À un moment donné, je me suis dirigé vers la porte et j'ai fait semblant d'accueillir M. Candide. Mais en fait, j'ai allumé un rétroprojecteur, un personnage avec une écharpe tricolore est alors apparu, c'était M. Candide… La salle a éclaté de rire, mais un rire bienveillant. Et l'attention est restée. Toute la journée. À la fin, les agents sont venus me voir : « On a compris des choses pour la première fois. » « C'était clair, drôle, vivant. »

J'ai senti quelque chose se fissurer en moi : la carapace du fonctionnaire introverti. Ce jour-là, j'ai découvert un talent que je ne soupçonnais pas : transformer un sujet rébarbatif en quelque chose de digeste et agréable à écouter. J'ai compris qu'on pouvait parler d'argent sérieusement… sans se prendre au sérieux, on pouvait transmettre autrement.

Et cette formation, aujourd'hui encore, c'est une pierre fondatrice de ce que je fais : aider à parler d'argent simplement, sans jargon, avec créativité et humanité.

La morale

On peut rendre simple et vivant n'importe quel sujet, même le plus rébarbatif, si on y met de la créativité et du cœur.

Chapitre II

Le choc du trou

BD : Voilà donc où finit tout ce que nous jetons

En 2008, j'avais 44 ans et je venais de rejoindre une collectivité qui gérait les ordures ménagères. Un vendredi après-midi, mon directeur général me propose : « Tu veux visiter le centre d'enfouissement ? Il y a une visite organisée pour les élus. » Je suis curieux, alors j'accepte.

Je ne savais pas que cette visite allait me secouer profondément. On monte dans un minibus. Il fait lourd, l'air sent déjà le mélange de terre et de vieux déchets. Et puis on arrive. Devant moi : un cratère gigantesque, bien plus grand qu'une piscine olympique. Un trou béant dans la terre, avec un liner qui remonte sur les parois, comme une blessure qu'on essaie tant bien que mal de soigner. Et des tonnes de déchets, compressés, tassés, entassés comme si la terre elle-même n'arrivait plus à respirer.

Les camions arrivent, lèvent leurs bennes, et déversent ce que chacun de nous a mis dans sa poubelle la veille. L'illusion de l'invisible disparaît d'un coup. La « magie » du bac qu'on vide chaque soir se brise. Je me suis dit : voilà donc où tout finit. Ici. Sous nos pieds. Pour des centaines d'années.

Je me suis senti naïf. Coupable. Triste aussi. Je voyais des objets que j'utilise tous les jours, même des choses qui auraient pu être recyclées, et qui finiraient là pour des générations. Une absurdité totale : tant d'énergie dépensée pour produire, transporter, emballer… pour finir au fond d'un trou.

J'ai commencé à regarder mes achats différemment : est-ce utile ? Est-ce durable ? Est-ce recyclable ? Ai-je vraiment besoin de ça ? J'ai réalisé que consommer, c'était cautionner. Que jeter, c'était payer deux fois : financièrement et écologiquement. Et surtout que l'argent et l'écologie étaient bien plus liés que je ne l'avais imaginé. Acheter mieux, c'est préserver la planète mais aussi son porte-monnaie.

La morale

Chaque achat est un vote : mieux consommer, c'est protéger la planète et son portefeuille.

Chapitre III

Le protocole qui m'a réveillé

BD : Je ne peux plus continuer cette vie-là

Le 8 août 2016, je débarque à Pralognan-la-Vanoise, au milieu des montagnes. Je ne connais personne, je partage une colocation avec des inconnus, et je commence une formation de PNL qui m'attire depuis longtemps… mais qui m'intimide. Je ne vais pas bien à ce moment-là. Je me sens vidé, décalé dans ma vie. Je n'attends rien, mais j'espère tout.

La salle de formation est chaleureuse, boisée. Par les fenêtres, on voit les sommets et les nuages qui passent lentement. L'air sent le pin et l'altitude. Très vite, je me sens accueilli, écouté. Enfin dans un endroit où l'on parle le même langage : la volonté d'évoluer.

Arrive le protocole qui a changé ma vie : le chemin de vie. On commence par clarifier nos valeurs profondes : la liberté, l'amour, la santé, le respect… Je sens que quelque chose remue en moi. Et puis on passe à la mise en mouvement. On trace deux chemins imaginaires au sol : l'un où je ne respecte pas mes valeurs, et l'autre où je les honore pleinement.

Je fais les premiers pas, et plus j'avance sur le trajet du « non-respect », plus mon corps se ferme, se crispe. Puis, à un moment, je me tourne vers l'autre chemin, celui où je respecte mes valeurs, et là… mon corps dit non. Un non viscéral, physique. Comme un rejet. Je ne veux pas continuer dans la vie que je mène. Je ne peux plus.

J'ai compris ce jour-là pourquoi je n'étais plus bien : je ne me respectais plus. Je vivais contre mes valeurs. Et si je ne changeais rien, j'allais m'éteindre.

Dans les montagnes, en respirant un air plus pur que jamais, j'ai pris une décision intérieure : reprendre ma responsabilité. Et moins de deux ans plus tard, j'ai quitté la fonction publique.

La morale

Quand tu respectes tes valeurs, ta vie s'ouvre. Quand tu t'en éloignes, elle se ferme. Le choix t'appartient.

Chapitre IV

Quitter pour se respecter

BD : Se respecter commence parfois par oser partir

Quitter la fonction publique après 25 ans… Je n'aurais jamais imaginé ça. Mais les quatre dernières années avaient été une lente agonie intérieure. Chaque matin, je me réveillais avec une boule au ventre. Littéralement. Une tension qui me serrait la cage thoracique du petit-déjeuner jusqu'au bureau. Je me desséchais, comme une plante oubliée sur un rebord de fenêtre.

Les procédures, le cloisonnement, la hiérarchie, le manque d'autonomie… Tout ça me tirait vers le bas. Et après chaque stage de PNL, l'écart devenait plus violent : là-bas, je respirais. Ici, je suffoquais. J'ai commencé à me dire : « Si tu restes, tu trahis qui tu es. » Et aussi : « Peut-être que tu prends la place de quelqu'un qui serait bien mieux ici. »

Et puis il y a eu cette scène, ce fameux mardi. Ma collègue me dit : « Tu peux revenir à 13h30 au lieu de 13h15 ? » J'ai compris : c'était mon pot de départ surprise. Je ne voulais pas faire un discours creux. Pas de banalités. Pas d'hypocrisie. Alors j'ai décidé d'offrir quelque chose qui me ressemble : un exercice de PNL. Le bras tendu. Un petit exercice, simple, mais puissant.

Et là, devant 30 personnes, hiérarchie comprise, quelque chose s'est passé, les regards ont changé. Le soir, mon chef m'a dit : « On ne t'a pas reconnu aujourd'hui. Ta voix… c'était autre chose. »

Deux jours plus tard, en faisant mes adieux, presque tout le monde m'a parlé de cet exercice. Beaucoup m'ont dit : « Tu as fait le bon choix. Si je pouvais, je partirais aussi. » Je suis parti la tête haute. Fier d'avoir été vrai.

La morale

Partir demande du courage, mais rester contre soi-même en demande encore plus…

Chapitre V

L'argent qui déchire… ou qui relie

BD : L'argent révèle souvent ce que nous n'osons pas dire

Cette histoire, je l'ai vécue en témoin. Mais elle m'a profondément marqué. Dans mon entourage proche, un couple avec trois enfants a explosé en grande partie à cause… de l'argent. Pas par manque d'amour. Pas par manque de bonne volonté. Juste parce qu'ils n'avaient pas la même conception de l'argent.

Lui était économe, elle était dépensière. Ça a créé du ressentiment, des disputes, du silence, des tensions larvées. Et puis un jour, ça a cassé. Définitivement. Il ne voit plus ses enfants. Des grands-parents ne voient plus leurs petits-enfants. Et depuis vingt ans, cette famille porte cette brisure-là.

J'ai compris alors que l'argent n'était pas juste une question de chiffres : c'était une question de valeurs, d'identité, de croyances héritées sans qu'on s'en rende compte. L'argent fait partie de notre histoire personnelle : ce que nos parents nous ont transmis, ce qu'on a observé, les silences, les tabous… Et quand on n'en parle pas, il devient un monstre dans l'ombre. Il crée des rapports de force, de la honte, de la culpabilité.

C'est aussi ce qui m'a amené à faire ce que je fais aujourd'hui : éduquer financièrement les gens avec simplicité, bienveillance et humour. Parce que j'ai vu de près ce que le silence peut provoquer. Parce que je sais que parler d'argent tôt, calmement, peut éviter des années de souffrance. Parce que je crois qu'on peut faire de l'argent un outil… et non un maître. Parce que la relation à l'argent, ce n'est pas qu'une compétence : c'est un héritage psychologique, un système de croyances, et que si on met de la conscience là-dessus, on évite bien des drames.

La morale

L'argent révèle nos valeurs, nos blessures et nos croyances : en parler tôt et simplement peut éviter bien des drames.

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